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Frédéric CanotDossard 64 - BIARRITZ |
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Repères chiffrés :
En 2008, près de 13 700 patients ont eu besoin d’une greffe d’organes et seuls 4 620 ont pu bénéficier du greffon dont ils avaient besoin et 222 sont morts faute d’être greffés à temps.
Vivre après la greffe
La greffe est une thérapeutique efficace qui sauve la vie des patients, leur permet de faire de nouveau des projets, de s’imaginer un nouvel avenir. De nombreuses personnes greffées recommencent à faire du sport, à voyager, à travailler. Certaines construisent une famille. Si la greffe d’organes est pratiquée depuis plus de cinquante ans, la survie et la qualité de vie des personnes greffées ne cesse de s’améliorer.
Chaque greffe d’organe est un cas particulier, avec ses propres bénéfices. Recevoir une greffe de rein permet d’échapper à la dialyse et, si on le souhaite, de reprendre l’activité professionnelle que cette contrainte ne permettait plus.
Pour d’autres organes comme le cœur, les poumons, la greffe sauve souvent la personne d’un décès à court ou moyen terme. Aujourd’hui, de « jeunes » greffés du coeur peuvent vivre plus de 20 ans avec leur greffon tout en voyageant, en faisant du sport, en ayant des enfants…
La pratique du sport
La pratique d’un sport est souvent encouragée. Elle permet, d’une part, de réadapter le corps à l’effort, et de l’autre, de réconcilier la personne greffée avec son corps. Il y a donc un double bénéfice thérapeutique et psychologique. L’exercice physique doit être repris progressivement. La personne greffée apprend à comprendre les signes de son corps pour suivre son rythme.
Il n’y a pas de greffe sans don d’organes et chacun d’entre nous est concerné
Il n’y a pas d’âge limite pour le don d’organes : adolescents comme retraités, tout le monde peut donner son accord au prélèvement d’organes et de tissus sur son corps après la mort. Aucun problème de santé ne constitue non plus un obstacle a priori au don.
Il n’y a pas de conditions de santé à remplir pour donner. Le prélèvement peut être envisagé même sur certains donneurs sous traitement médical, ou qui ont des antécédents médicaux lourds. Les médecins sont seuls juges, au cas par cas, de l’opportunité du prélèvement.
Comment signaler que l’on est donneur ?
Le dire à vos proches et demander leur choix en retour.
En cas de décès brutal, l‘hôpital va contacter en priorité votre proche entourage : famille, conjoint, compagnon...
Parler du don d ‘organes avec des amis, des collègues, est utile pour mûrir son opinion ou se sentir plus à l ‘aise avec le sujet, mais il est essentiel de dire son choix aux personnes qui vous sont les plus proches : votre famille ou toute autre personne qui partage votre vie.
Comment exprimer son refus ?
Si vous êtes opposé à tout prélèvement d’éléments de votre corps après votre mort, vous pouvez également vous inscrire sur le registre national des refus. Ce registre a une valeur légale : si votre nom y figure, aucun prélèvement ne sera pratiqué.
S’inscrire au registre national des refus
Le registre national des refus liste toutes les personnes qui ont souhaité laisser une trace légale de leur opposition à toute forme de prélèvement d’organes ou de tissus après leur décès. On peut s’y inscrire dès l’âge de 13 ans : il suffit de télécharger et d’imprimer le formulaire proposé dans cette page, puis de l’envoyer à l’adresse indiquée en y joignant une copie de sa carte d’identité.
Quand une équipe médicale fait face à un donneur d’organes potentiel, elle consulte systématiquement ce registre et elle arrête immédiatement les démarches de prélèvement si son nom apparaît.
Vous pouvez également le dire à vos proches pour qu’ils puissent en témoigner, votre volonté sera respectée.
Plus d'informations sur :
Le site d’information tout public sur le don d’organes et la greffe
Le site d’information pour les 16 – 25 ans.



